|Mateur :مـاطـر|

Sigle au hall de la mairie de Mateur

MATEUR – Étymologie

La racine étymologique du nom de Mateur (, selon certains historiens, a une origine latine : Matarensis aurait été le nom d’un oppidum situé sur le site de Mateur durant la période antique. Elle est également connue aussi à des époques différentes sous autres noms comme Materense, Matarus, Matari, Mataris, Matar et Mataritanae (d’après Watan Mateur, Hamed Ajjabi). Selon les arabisants, il y aurait un rapprochement à faire avec le terme arabe Matra (au pluriel Amtar) qui signifie « précipitation » en lien avec la pluviosité de la région.

.

MATEUR – Géographie

Située dans le sud-ouest du gouvernorat de Bizerte, Mateur est le chef-lieu d’une délégation de 47 562 habitants (2004) alors que la ville même compte 31 345 habitants répartis en 7319 familles et occupent 6060 logements (d’après le magazine édité par la municipalité de Mateur, édition 2006).

À proximité se trouve le parc national de l’Ichkeul, site protégé par de nombreuses institutions internationales dont l’Unesco et la WWF, en raison de la diversité de sa faune et de sa flore, il abrite le lac du même nom qui serait le plus grand lac naturel d’Afrique du Nord.

Mateur - Vue spatiale

.

MATEUR – HISTOIRE

Le premier Conseil municipal de Mateur est installé le 12 octobre 1898 pour concrétiser et raffermir l’importance géographique et économique de la région. L’importance militaire stratégique est constatée durant la Seconde Guerre mondiale à travers les batailles entre les armées alliées et celles de l’Axe pour occuper la région de Mateur, ce qui renforce la domination de la ville sur les régions voisines.

Suite à la signature du traité du Bardo, le 12 mai 1881, entre le bey de Tunis et le gouvernement français, les habitants de Mateur débutent une résistance à la colonisation du territoire tunisien. Devant cette situation, le général Léonard Forgemol de Bostquenard mobilise l’armée française à La Manouba et Bizerte, sous le commandement du général Pierre Léon Maurand et du colonel Perigord, et dirige certaines unités vers Mateur pour rétablir l’ordre. Les résistants sont alors obligés de s’installer dans la campagne avoisinante pour mener des attaques individuelles et en groupes contre l’armée française. Vu qu’ils ne sont pas en position de force, l’armée française maîtrise la situation. La ville passe sous le commandement du lieutenant-colonel Vinciguerra à partir du mois d’avril 1882. (Commandant G. Hanuezo, Revue tunisienne, Tunis, 1960).

Mateur - Prisionniers allemands

Il est à noter que durant l’année 2008 la municipalité de Mateur célèbre son 110e anniversaire.

.

MATEUR – Economie

La ville de Mateur est située au cœur d’une région agricole de premier ordre en raison de la fertilité des terres de la plaine environnante. Un marché important s’y tient tous les vendredis et samedis au cours duquel on y vend notamment du bétail et des céréales. Il réunit des producteurs des localités voisines (Jefna, Joumine, Bazina, Sejenane, Ghezala, etc.) et des acheteurs venus de la Tunisie entière.

Mateur - Souk

Mateur compte également deux zones industrielles où sont installées une vingtaine d’entreprises étrangères œuvrant dans des secteurs divers : câblage, mécanique, télécommunications, textile, lunetterie, etc.

Actuellement la ville abrite deux établissements universitaires :

.

Armoiries de la municipalité de Mateur

Armoiries de la municipalité de Mateur