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    Mateur (_ ماطــر _) est une ville du nord de la Tunisie située à 66 kilomètres au nord-ouest de Tunis (capitale). Elle est située au cœur d'une région agricole de premier ordre en raison de la fertilité des terres de la plaine environnante. Elle compte deux zones industrielles et elle abrite deux établissements universitaires. Le premier Conseil municipal de Mateur est installé le 12 octobre 1898 pour concrétiser et raffermir l’importance géographique et économique de la région. Durant l’année 2008 la municipalité de Mateur célèbre son 110e anniversaire.
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MATEUR – Vaut bien une zone franche


Les défis du 21ème printemps

Mateur vaut bien une zone franche

Mateur, comme toutes les villes de Tunisie, vit avec fierté la célébration du vingtième anniversaire du Changement. C’est un événement majeur de première importance puisque le modèle tunisien de développement est porté au pinacle et est salué partout dans le monde comme un exemple de progrès, de modernité et de cohésion.

Nous sommes tous conscients des avancées considérables que notre pays vit depuis l’avènement du 7 novembre. Jamais la dimension régionale qui est le fondement du développement intégral n’a prit autant d’importance.

Faire de la région un pôle actif de développement tel est le mot d’ordre.

Faire de la région un pôle actif de développement telle est la stratégie.
Sur ce plan la ville de Mateur a bénéficié largement de cette politique clairvoyante. Pour ne citer que deux créneaux : la formation de haut niveau et l’industrie : personne ne peut nier l’existence à Mateur de deux zones industrielles étalées sur 60 ha où sont implantées 30 entreprises nationales et internationales et qui emploient plus de 7000 personnes, et qu’en matière d’éducation Mateur compte pas moins de deux établissements de l’enseignement supérieur à savoir l’Ecole supérieure d’agriculture avec 320 étudiants et l’Institut des sciences appliquées et de technologie avec 850 étudiants en plus d’une cité d’hébergement universitaire où sont logés 750 étudiants.

Bien des exemples peuvent être cités pour témoigner en ce période anniversaire de notre reconnaissance et de notre confiance dans l’avenir et dans la Tunisie de demain.

Il est aussi permit d’espérer en cette période de fête et de célébration,  car le 7 novembre c’est aussi l’espoir.

En effet, cette semaine une proposition a été faite lors d’une table ronde locale ; il s’agit de l’extension de la zone franche vers mateur pour couvrir ainsi les principales villes du gouvernorat à savoir Bizerte, Menzel Bourguiba et Mateur. C’est une idée cohérente et qui mérite d’être étudiée.

C’est une perspective qui s’intègre efficacement dans le paysage mateuroi : une ville à forte potentialité tant en matière de productions diversifiées qu’en matière de formation professionnelle et universitaire et c’est une ville carrefour entre différents gouvernorats. Cette idée s’intègre réellement dans la politique sociale qui a érigé l’emploi au rang de la priorité nationale et servira certainement  de levier à la croissance et à l’élargissement du tissu productif national, régional et local. C’est une idée qui peut répondre favorablement à la demande additionnelle d’emplois, notamment des diplômes de l’enseignement supérieur d’un coté et de l’autre coté encouragera l’initiative privée pour la création d’entreprises dans des créneaux porteurs identifiés à partir des spécificités de  la région de Mateur.

و كل سنة و تونس بالف خير

fakhreddine Mezzi

Fakhreddine MEZZI

Maire adjoint

5 Réponses

  1. Technopôle de Bizerte

    La dernière ligne droite

    Elle n’en finit pas de révolutionner l’architecture industrielle nationale. Elle y a apporté une touche de modernité dans une région qui n’en demandait pas moins. La Zone franche de Bizerte, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a été surtout un formidable appel d’air en pariant avec succès sur des créneaux portés par la vague des nouvelles activités qui ont le vent en poupe, dans le bassin méditerranéen et au-delà. Elle anticipa un mouvement d’attractivité des IDE qui a fini par s’ériger en modèle d’efficacité économique. Le premier réseau d’entreprises résidentes et non résidentes en Tunisie a vu le jour sur les berges de Bizerte et Menzel Bourguiba, deux villes mythiques, s’il en fut, avec la naissance de la Zone franche de Bizerte.

    Vision et choix stratégique
    Ce qui n’était, il y a plus de 10 ans, qu’une forte intuition, s’est révélée aujourd’hui une idée d’une grande pertinence industrielle. Seul son top management, dont on ne saluera jamais assez la détermination, pouvait imaginer le potentiel de développement qu’il allait libérer en délimitant et en clarifiant dès le départ son périmètre et son mode d’action. Aujourd’hui, le concept fait florès et il est de bon ton et de bonne stratégie industrielle de stimuler l’industrialisation et d’amorcer la pompe de l’investissement à travers la conception et l’aménagement des zones industrielles prévues à cet effet. Signe des temps : parcs technologiques, technopôles, pôles de compétitivité, clusters … essaiment à travers les pays aux ambitions industrielles clairement et fortement affichées. Autant de sites industriels qui forment un concentré d’industrie d’intelligence, de R&D, d’innovation technologique et de percées scientifiques. Ils abritent dans une parfaite interconnexion, entreprises innovantes, établissements universitaires, centres de recherche et instituts de formation. Cette nouvelle configuration est ce qui convient le mieux à la nouvelle architecture industrielle tunisienne, sans exclusive certes, mais au souci de rationalisation très exigeant.
    Une concentration d’entreprises aux préoccupations et aux motivations communes sous le parapluie d’un même maitre d’œuvre qui a en charge la conception et la gestion de la zone est génératrice d’économie d’échelle et de surcroît de productivité pour les entreprises qui s’y implantent. Celles-ci pourront se concentrer sur leur métier de base. Il appartient en effet à la zone d’accueil d’assurer l’intendance, la logistique et jusqu’aux moindres rapports avec les différents prestataires de services extérieurs au processus de production lui-même.
    Mais il y a plus, et la zone franche de Bizerte en est, dès sa naissance, l’illustration, car l’idée-même d’un parc d’activités économiques ou d’un pôle de compétitivité relève d’une vision et d’un choix stratégiques en cohérence avec les nouvelles stratégies industrielles tournées vers le futur.

  2. Une ville qui est située à quelques 40 minutes de la capitale et qui a toujours était un passage obligé vers de grandes villes comme Béja, Tabarka et Annaba ne peut être qu’une ville qui mérite d’occuper une place économique importante.
    Une région qui possède des plans d’eau et des retenues d’eau se doit de viser la pisciculture. Une région qui a tant de barrages doit s’enrienter vers les loisirs acquatiques et le tourisme rural sans oublier l’énergie électrique. Une ville qui a tant de faunes doit encourager l’exploitation de la filière des plantes médicinales sans oublier bien sur le secteur tertiaire d’autant plus que le nombre de diplomés du superieur est important : pourquoi pas la création d’une cité administrative où seront installés des centres d’appel, des centres d’affaires et des cabinets de consultants;
    C’est aussi cela le developpement durable
    fakhreddine mezzi

  3. de retour de l’étranger pour une mission professionnelle, je retrouve avec plaisir le site de mateur.
    Durant mon séjour en Belgique et en France j’ai contacté de nombreux mateurois vivants en Europe et j’ai plaidé le dossier de mateur, j’ai fait découvrir le site à de nombreuses personnes et nous avons pu tous lire l’article de Monsieur le maire adjoint concernant la zone franche. Monsieur MEZZI a raison le salut de mateur réside dans l’extension de la zone franche et dans l’aménagement des zones industrielles qui sont des états critiques.
    Vous devez tous soutenir l’idée qu’a présentée votre maire adjoint. car par les temps qui courent le volet économique doit prendre une place importante dans les préoccupations. Une ville qui compte 40.000 habitants et de nombreux diplomés du supérieur et de la formation professionnelle ont besoin de trouver devant eux les entreprises qui embauchent, les entreprises du tertiaire qui ont besoin d’une main d’oeuvre qualifiée.
    Alors tous ensemble parlons du problème de l’emploi et de l’installation des entreprises surtout que Mateur n’est qu’à deux pas de tunis de bizerte et béjà.
    Mohamed lahbib

  4. Aujourd’hui dimanche 16 novembre, à l’initiative de Monsieur le Délégué de Mateur, Monsieur Abdellatif BEDHIAFI, nous avons fêté la journée de l’arbre. Un centaine d’arbres ont été plantés et le choix de l’emplacement était judicieux, en effet, c’est à coté de l’école EL HAYAT que c’est déroulée la cérémonie en présence de nombreux élèves et enfants. Ceci afin d’encrer la culture écologique voir l’agenda 21 et l’économie durable dans l’esprit des générations mateuroises du futur.
    Bravo aux organisateurs.
    Fakhreddine MEZZI
    Maire adjoint

  5. Extrait de l’interview de Madame Hassiba Rochdi, grande artiste mateuroise

    Avez-vous trouvé des difficultés dans votre entourage au début quand vous avez commencé à vous adonner à l’art ?

    J’ai trouvé beaucoup de difficultés. C’est même là la cause de ma fugue, de ma rébellion, de mon exil et de ma débauche ! Mon père disait à ma mère : « Tu vois, cette fillette m’apportera le déshonneur »… et ma mère lui répondait : « Tue-la, nous l’enterrerons et personne n’en saura rien… ». Ces mots, qui étaient fréquents, résonnent toujours dans ma mémoire. J’ai même été battue et j’en porte toujours des traces (elle montre une légère cicatrice au bas du nez)… Mon père refusait même que j’aille au kouttab avec mon frère. Il a dit à ma mère : « Je la tuerais avant qu’elle ne mette les pieds au kouttab ».
    Je me souviens que dans les champs de battage du blé, mon père me prenait vigoureusement et me crachait dans la bouche ! Je hurlais à mort et me roulais par terre par dépit. Ce n’est que bien plus tard que j’ai compris que mon père voulait m’insuffler une âme de garçon ! A défaut d’être un enfant mâle, il voulait faire de moi un garçon manqué, une dhakra.

    Mais cela ne vous a pas détournée de votre art ?

    Absolument pas. Je me suis agrippée à l’art. C’était ma religion et ma foi. Il y avait Tahar Belhaj et bien d’autres qui m’avaient encadrée… j’oublie les noms.

    Et comment avez-vous atterri à Tunis ?

    Je suis allée à Mateur. Je n’y ratais aucun spectacle. Chafia Rochdi et Fathia Khaïri y venaient donner des spectacles. Ma plus grande amie c’était Fathia Khaïri. Elle était comme une sœur pour moi. Nous nous rencontrions et nous allions ensemble dans une ferme près de Mateur. Elle chantait et je répétais avec elle. Elle vivait à Tunis mais me rendait fréquemment visite. C’est grâce à elle que je me suis établie d’abord à Sfax puis à Tunis du côté de Bab Saâdoun.

    J’y ai connu feu Mohamed Triki qui m’a enseigné le chant. Il s’est épris de moi et m’a épousée. Il ne jouait pas très bien du violon mais c’était un artiste de très grand talent. C’était l’époque où il avait composé Zaâma ysafi eddahr ya mechkaya… Il y avait aussi Taïeb Miladi l’avocat qui m’appelait « ma fille » et à qui je donnais du « mon père » ; il habitait à la rue du Pacha près de la maison du docteur Denguezli. On se réunissait chez Taïeb Miladi avec notamment Mohamed Jamoussi et Mohamed Triki.

    Rencontres avec des Tunisiens d’exception
    De Soufiane Ben Farhat

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