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    Mateur (_ ماطــر _) est une ville du nord de la Tunisie située à 66 kilomètres au nord-ouest de Tunis (capitale). Elle est située au cœur d'une région agricole de premier ordre en raison de la fertilité des terres de la plaine environnante. Elle compte deux zones industrielles et elle abrite deux établissements universitaires. Le premier Conseil municipal de Mateur est installé le 12 octobre 1898 pour concrétiser et raffermir l’importance géographique et économique de la région. Durant l’année 2008 la municipalité de Mateur célèbre son 110e anniversaire.
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MATEUR – Page des talents mateurois


J’informe tous nos chers participants à ce site et tous nos chers lecteurs et visiteurs que j’ai créé en coordination avec M. Fakhreddine Mezzi un site pour faire connaitre nos talents mateurois à Mateur et ailleurs. Ce site sera en ligne prochainement.

J’invite toute personne à nous envoyer un texte et une photo qui lui présentent ou qui présentent un talent mateurois à l’adresse e-mail tmateur@gmail.com.

Nous préférons que les talents que nous comptons faire connaitre soient confirmés.

Bien cordialement,

Faouzi Dhaouadi

16 Réponses

  1. Excellente référence, Monsieur Mezzi.

    Pour les internautes Mateurois, il serait utile de mentionner l’adresse du site de Mahjoub Ayari :

    http://www.ayarimahjoub.com/francais.htm

    Cordialement

  2. Nom : Ayari
    Prénom : Mahjoub

    Date de naissance : 13 – 08 – 1961 à Mateur –

    Niveau scolaire : Maîtrise en documentation bibliothéconomie et archivistiques (Institut de presse et des sciences de l’information, Tunis 1987)

    Profession : Chef de service de la lecture publique et des bibliothèques au commissariat régional de la culture et de la sauvegarde du patrimoine de Nabeul.

    Domaine associatif :
    * Membre de l’union des écrivains tunisiens.
    * Membre de l’union des écrivains internautes arabes.
    * Président de l’association « Cap-Bon pour la Culture, les Arts et les Etudes » Nabeul.

    Publications :
    1) Evocations de la dernière nuit avant la partance (recueil de poèmes), Tunis : Jouini éd.,1988.
    2) Divers états d’une seule ville (recueil de poèmes), Le Caire : Organisation générale égyptienne du livre, 1990
    3) Incendies du soir… incendies du matin (recueil de poèmes), Hammamet : Centre Culturel International de Hammamet, 1993.
    4) Lunes pour la dame des arbres (recueil de poèmes), Tunis, 1993.
    5) L’Enfant (recueil de poèmes), Nabeul: éd. Papyrus, 2004.
    6) Amjed Abdeddayem vogue vers le nord (roman de langue Arabe), Tunis: Arcantère Maghreb, 2006.

    Prix et décorations :
    * Deuxième prix de la poésie arabe pour jeunes (Le Caire 1989)
    * Premier prix honorifique de la création littéraire du ministère de la culture (Tunis 1994).
    * Premier prix du festival de la chanson Tunisienne (paroles) – Tunis 2002.
    * Prix de la création littéraire du gouvernorat de Bizerte, 2007.
    * Ordre du Mérite culturel (4ème catégorie), 2007..

    Participations :
    A participé à plusieurs festivals, colloques, séminaires et manifestations culturelles en Tunisie et ailleurs, dont on peut citer :
    – Festival de la poésie arabe, Tunis 1998.
    – Le printemps des arts, Kairouan, 1997, 1999, 2001.
    – Festival « El Merbid », Bagdad, 2000
    – Le printemps des poètes, Bordeaux (France), 2001.
    – La semaine du livre Tunisien en Belgique, Frameries, 2002.
    – 23ème session du Festival de la poésie arabe, Alger, 2003.
    – 13ème session du congrès culturel, Amman (Jordanie), 2007.
    – Soirée poétique à la galerie ERRIMEL (Muhtarif Errimel), Amman (Jordanie), avril 2007.

    Traductions :
    * A traduit du français le roman de Mansour Mhenni « L’araignée » publié par la maison arabe du livre, Tunis, 2006.
    * Deux poèmes de Francis Danemark, parus dans « Trente trois voix »
    * Quelques-uns de ses poèmes ont été traduits de l’Arabe au Français.
    * Son roman « Amjed Abdeddayem » est en cours de traduction de l’Arabe au Français par : Jomâa Souissi

  3. Une initiative louable
    Un espace « Hassiba Rochdi  » vient de voir le jour. En effet, le café 20 mars vient d’aménager une aile spéciale typiquement oriental avec un décor d’une rare beauté orné de magnifiques photos anciennes de la ville.
    Cet espace a été baptisé  » espaced Hassiba Rochdi  » en hommage à la grande artiste mateuroise.
    Equipé des techniques nouvelles de sonorisation et de lumière et décoré par d’éminents spécialistes, ce joli joyeux servira certainement d’un haut lieu de culture et de séminaire.
    Bravo pour cette initiative et heureux de voir le nom de notre Hassiba Rochdi célébré dans sa ville.

  4. Le retour aux sources
    (son cœur est toujours mateurois)

    Après ce long périple artistique, Hassiba rentra à Tunis. A l’époque, am Tahar MELLIGI, que Dieu protège, était parolier, il avait fait la connaissance de Hassiba Rochdi et lui avait écrit à l’occasion trois chansons que composa Ouanès Kraïem.
    -Ala Chouk el ward habitou, diffusée pour la première fois à Radio-Tunis, le dimanche 2 septembre 1956.
    – Yé lil ya ouahi achaari, diffusée le dimanche 16 septembre 1956.
    – Doumou wa dhékrayet, diffusée le dimanche 28 octobre 1956.
    Durant sa carrière, les grands poètes et les virtuoses de la musique arabe avaient contribué au riche répertoire de Hassiba Rochdy.
    Nous citons parmi les poètes: Abderrazzak Karabaka, Belhassen Ben Chedly, Mahmoud Bourguiba et parmi les musiciens: Mohamed Triki, Ali Riahi, Hédi Jouini, Ali Chalghem, Salah Mehdi, sans toutefois oublier Sayed Chatta.
    La maladie de sa mère l’obligea à revenir au pays en catastrophe et à s’y installer définitivement, abandonnant par piété filiale, tout ce parcours artistique qu’elle a entrepris à force de volonté et de travail.
    Zohra Abdennebi née à Joumine, une région agricole où les valeurs et les codes sociaux sont demeurés immuables tout en gardant tout son charme et son charisme, retrouve son agriculture et sa Mateur de cœur et de passion ; on l’y voit très souvent conduire sa voiture et répondre avec un large sourire à ceux qui la saluent avec grand respect.
    Hassiba rochdi et mateur c’est une histoire de passion …..
    Que sa ville lui rende l’hommage qui lui revient de droit….

    NA.OUAR

  5. Na.Ouar en partance vers l’étranger m’a contacté et m’a remit ce chapitre de la vie de Madame Hassiba Rochdi .
    Nous avons longuement parlé de cette grande dame que j’ai connue agricultrice dans la région de Mateur durant les années 1990-2005.
    Je vous livre cette page telle qu’elle m’a été remise….
    mohamed lahbib

  6. Place au cinéma, notre diva ira jusqu’à Cannes.. avec Omar Chérif et Claudia Cardinal .. Une reconnaissance mondiale…..

    Hassiba Rochdi « LA STAR » :

    Après la chanson à la radio et aux concerts publics avec les grands noms de la chanson arabe, notre vedette trouva sa place également dans le septième art. Elle joua le rôle principal dans quatre films aux côtés de grands comédiens égyptiens :
    – Hob (amour) réalisé par Abdelaziz Hassine en 1948, avec Férid Chawky et Mohsen Sarhane, dans lequel elle a chanté deux tubes tunisiens Yelli dhalemni d’Ali Riahi, et Lamouni elli gharou méni de Hédi Jouini.
    – Tariq Echouk (le chemin des épines) produit en 1950 par Husseïn Sedky, avec Husseïn Sedky, Lola Sedky, Férid Chawky, Oustiphane Rosty et Mohamed Choukoukou.
    – Dimaa fi sahra, (du sang dans le désert), réalisé par un cinéaste italien, avec Imed Hamdi, Husseïn Riadh, Séraj Mounir et Ibrahim Omrane.
    – Entiqame el habib, (la vengence de l’amant) avec Yahia Chahine, Samia Gamel, Férid Chawky et Séraj Mounir.
    Une production de la société Ali El Jabri en 1952, avec Jean Frantescho à la réalisation.
    Outre les films égyptiens, Hassiba Rochdy joua dans de nombreux films tunisiens dont : Goha (Jha), de Jacques Baratier avec Omar Sharif, Gabriel Jabou, Zohra Feïza, Claudia Cardinale. la première du film eut lieu au festival de Cannes en 1958, où le film obtint le prix du Jury pour son originalité poétique et la qualité exceptionnelle du dialogue.
    – Khalifa Lagraâ (Khalifa le teigneux) de Hamouda Ben Hlima avec Rached Khemis, Wafa Salem, Mouna Noureddines, Raja Lajimi et Mohamed Kouka, Production : RTT/SATPEC en 1968-1969.
    – Al Motamared (le rebelle) de Omar Khlifi, avec Habib Chaâri, Tahar Houas, Zohra Feïza, Mohamed Lassâb et l’actrice égyptienne Samira Ahmed, production Omar Khlifi 1968.
    – Tahta matar el Kharif (Sous la pluie de l’automne) de Ahmed Kechine, avec Chedly Bel Hadj, Khadija Jhinaoui, Habib Chaâri et Féthia Hammami, production : SATPEC, et Ahmed Kéchine 1969.
    – Sourakh (Hurlement) de Omar Khlifi avec Mohamed Darragi, Anissa Lotfi, Salwa Mohamed, Zohra Feïza et Jamila Ourabi. Production Omar Khlifi 1972.

    à suvire….

  7. quel suspens, c’est aussi passionnant que les feuilletons du mexique et de turki mais oh combien exaltant…ce récit de la grande Hassiba Rochdi.
    NA.OUAR pour de bon vous nous avez tenu en haleine et chaque moment de la journée je cherche dans la page « talents mateurois » la suite de la vie de la grande et belle mateuroise.
    D’ailleurs je viens d’acheter au salon du livre un essai intitulé  » les femmes tunisiennes et tout un chapitre est consacrée à Madame Hassiba Rochdi.
    Nous attendons la suite du parcours de Hassiba Rochdi avec enthousiasme.
    merci pour ce moment de joie que vous nous avez procuré.
    mohamed lahbib

  8. La rencontre de deux grandes dames de la chanson… Notre Hassiba et la diva Oum kathoum….

    Mission au Caire…

    Parmi les invités au dîner il y avait un Tunisien, Hamadi Ben Jemaâ, originaire d’Utique à Zhana, propriétaire d’un restaurant en France. Il invita Hassiba à dîner dans son restaurant Hassiba y trouva d’autres invités parmi lesquels des Tunisiens partisans du Néo-Destour.
    Hamadi Ben Jemaâ confia une mission à Hassiba en Egypte. Il lui demanda de remettre des documents au docteur Habib Thameur qui était réfugié au Caire.Hassiba avait caché les documents dans le revers de son manteau. Au Caire, Hassiba se rendit comme convenu au bureau du Néo-Destour situé à l’avenue Saâd Zaghloul Pacha, et remit les documents au docteur Habib Thameur.

    Voisinage d’Oum Kalthoum

    Le mari de Hassiba Rochdy avait loué un appartement qui était tout près de celui d’Oum Kalthoum. Hassiba organisait chez elle des soirées où elle invitait journalistes, paroliers et artistes égyptiens. Elle leur chantait des tubes tunisiens. Les invités étaient emballés d’entendre ces chansons tunisiennes, les journalistes présents à ces belles soirées relatèrent la qualité de la divine voix de Hassiba au pays du Nil. Hassiba fit la connaissance du chanteur et artiste Sayed Chatta, qui aimait la Tunisie et mourut sur ses terres.

    Devant Oum Kalthoum

    Sayed Chatta présenta Hassiba Rochdy au directeur de la radio cairote. Celui-ci posa comme condition pour que Hassiba puisse chanter à la radio, de subir un test auprès d’Oum Kalthoum et Riadh Sombati.
    Hassiba interpréta une chanson tunisienne devant les deux géants de la chanson et de la musique arabes et le test fut fort concluant. Dès lors, Hassiba Rochdy comptait parmi les chanteurs de la radio cairote qui lui réserva un concert toutes les semaines vers 21h30. Hassiba animait aussi un concert public tous les mois qui passait en direct à la radio.

    Au jardin d’Andalousie…

    Le premier concert public donné par Hassib Rochdy au Caire fut organisé à «Hadiqet El Andalouss» (Jardin d’Andalousie). En général, elle interprétait durant les concerts des chansons tunisiennes et égyptiennes. Ces dernières étaient composées par un musicien égyptien, autrefois fort renommé : Ahmed Abdelkader. Parmi ces chansons qui connurent un grand succès Khalik ala Kifek Khalik, yama bokra ha atergaa téhouani. Parmi les chansons tunisiennes interprétées par Hassiba Rochdy devant le public égyptien et qui avaient retenu son attention, citons : Lamouni elli gharou méni, Louken mouch essaber yetfi nari, et Taht el yasmina fé lil. Durant ces soirées publiques, il y avait au programme de Hassiba Rochdy le grand ténor égyptien Mohamed Abdel Mottaleb et la célèbre chanteuse Raja Abdou, interprète de la fameuse chanson Al Boustajia échtakou men kothri marassili, dont la vente du disque a pulvérisé tous les records.
    Le grand poète Salah Jawdet qui a entendu Hassiba Rochdy fut impressionné. Il lui écrivit une chanson intitulée Dhahit bel omr, composée par Ahmed Abdelkader.

    a suivre … Hassiba et le 7ème art….

  9. Merci Monsieur Na.Ouar pour cet excellent exposé sur la vie et le parcours de l’inimitable Dame de Mateur.
    Le nom de Hassiba Roshdy restera longtemps gravé dans nos mémoires et ses chansons reviendront de temps à autre exciter notre nostalgie.
    Il nous appartient, désormais de passer le relais aux prochaines générations et vous l’avez fait avec un grand talent.

    Cordialement

  10. Notre grande dame traverse les mers et les océans, sa célébrité; grandit à une grande vitesse. Une mateuroise dans le monde….

    Premier disque…

    A Paris, Hassiba Rochdy enregistre son premier disque. Une chanson bien connue à l’époque El Achaga harguétli glaïbi, composée par un musicien juif, Achin Mezrahi. Hassiba enregistra d’autres chansons du cheïkh Ahmed El Wafi : Sag néjaak et Yalla ya Ahmed ya khouya.

    Troupe Hassiba Rochdy

    Le musicien Mohamed Triki et Hassiba Rochdy se lièrent d’affection à Paris. Une liaison qui devait déboucher sur le mariage. De retour à Tunis, Mohamed Triki constitue une troupe au nom de Hassiba Rochdy groupant de grands musiciens. Hédi Jouini et Ali Sriti (luth) Kaddour Srarfi (violon) et Brahim Salah (cithare). Hédi Jouini avait mis en musique plusieurs chansons de Hassiba Rochdy, comme Samra ya samra, Yétfi nari et autres, qui connurent un succès considérable.
    Son mariage avec Mohamed Triki n’avait duré que quelques années. Elle s’était mariée après le divorce à Henry Black, l’adjoint du consul américain en Tunisie.

    Entre l’Amérique et la France

    Hassiba avait passé quelques années en compagnie de son mari en Amérique. Elle résidait à Brooklyn. Dans ce quartier de New York, il y avait un restaurant qui portait son nom. Elle avait même enregistré des disques, dont la presse a fait l’éloge. On lui avait proposé de faire du cinéma. Mais, elle refusa l’offre. Elle tenait à tout prix à retourner à Tunis. Son mari américain n’avait pas réussi, malgré de grands efforts, à la convaincre de renoncer à sa décision.
    Des Etats-Unis d’Amérique, Hassiba Rochdy et sa mère s’étaient rendues à Paris.
    Dans la Ville des Lumières, son mari comptait beaucoup d’amis, dont un Juif nommé Gainsbourg et sa femme Javanass. A cette époque, Hassiba n’était pas autorisée à retourner à Tunis. Son mari s’y rendit seul pour rassurer sa famille.

    A Neuilly

    En France, Hassiba Rochdy était restée chez les Gainsbourg à Neuilly. Un imprésario nommé Félix Marouani apprit que Hassiba était en France. Il ne tarda pas à la contacter, en lui proposant de jouer dans un film un rôle important aux côtés de Joséphine Baker, artiste de music-hall française, d’origine américaine. Josephine Baker est chanteuse, danseuse, actrice de cinéma et animatrice de revues.
    L’imprésario Félix Marouani organisa en la circonstance un grand dîner où étaient conviées plusieurs personnalités artistiques, dont le chanteur français Georges Guétary. Pourtant, les pensées de Hassiba étaient ailleurs. Elle espérait un bref retour à Tunis, et n’était nullement impressionnée par le monde du cinéma.
    à suivre….

  11. Notre Star Hassiba ROCHDI, la mateuroise, commence à faire parler d’elle…..
    Hassiba Rochdy : la Tunisienne qui a chanté en Amérique
    Premier rôle

    Hassiba Rochdy joua son premier rôle dans une pièce théâtrale intitulée Abderrahman Ennaceur. Cette pièce a été donnée durant le règne de Sidi Ahmed Pacha Bey, le 17e Bey qui régna sur le Royaume de 1929 à 1942.
    En plus de la comédie, Hassiba aimait la chanson. Elle fit la connaissance à Sfax d’un joueur de cithare (qanoun), prénommé Nabil qui lui apprit les adouars et mouachahats.
    Quelque temps après, Fathia Khaïri, qui donnait souvent des concerts publics à Sfax, arriva dans cette ville en compagnie de Mohamed chichti, un cithariste (qanounji) et chef d’orchestre d’une petite troupe musicale.

    Fathia donna un concert public au profit des nécessiteux. Fathia Khaïri et Hassiba Rochdy ne tardèrent pas à faire connaissance.
    Les liens d’amitié se raffermirent entre Fethia Khaïri et Hassiba Rochdy, jusqu’au jour où Fethia propose à Hassiba de s’installer dans la capitale. Hassiba accepta de bon cœur.
    Pendant ces années-là, Fethia Khaïri était très réputée et très sollicitée dans les galas et concerts privés et publics. La chanteuse Chafia Rochdy et deux danseuses juives, Julie la Marseillaise et Flifla, dominaient aussi la scène artistique.
    Fethia Khaïri se préparait à se rendre en France, en compagnie de Béchir Ressaïssi. Elle lui suggéra d’emmener Hassiba Rochdy qui avait une belle voix et qui était en mesure d’enregistrer des disques. Béchir Ressaïssi avait soumis Hassiba Rochdy à un test qui s’avéra fort concluant. Il décida d’emmener Hassiba à Paris, en compagnie d’un ensemble d’éminents musiciens, comme Mohamed Jamoussi (luth), Brahim (cithare), Mohamed Triki (violon) et chef d’orchestre.
    à suivre…

  12. Mme Hassiba ROCHDI ( notre grande diva ) suite….

    Pour un phonographe…

    Hassiba allait être par la suite émerveillée par les chansons de Nadra, une chanteuse égyptienne qui joua en 1932 le rôle principal du premier film chantant Ounchoudet el fouèd (la chanson du cœur).
    C’était bien avant la série des sept films chantants de Mohamed Abdelwaheb. Hassiba n’avait pour confidente que sa sœur qui s’était mariée à 17 ans. Elle ne lui cacha pas sa grande passion pour la chanson.
    Un jour, elle dépensa le fruit de ses patientes économies pour s’acheter un phonographe auprès d’un vendeur juif. Elle avait à ce moment neuf printemps. Elle le cachait sous le lit, afin que son père ne s’en aperçoive pas.

    Colère noire…
    Un beau jour, son père revint à l’improviste à la maison après son départ au magasin. Il trouva Hassiba devant le phonographe en train d’écouter un disque de son idole, la chanteuse Nadra.
    Il lui asséna une sévère correction, dont elle garda même une cicatrice. Ce n’est qu’en 1949, lorsque Hassiba fit du cinéma en Egypte qu’elle subit une opération esthétique au nez.

    La mariée n’était pas mûre !

    Hassiba quitta la maison et s’en alla à Bizerte se réfugier dans la maison de son oncle. Celui-ci était absent. Sa femme l’a accueillie avec joie. Elle avait une fille qui jouait du piano.
    Quelques jours après son retour, l’oncle avait appris les raisons de la venue de Hassiba chez lui. Il ne tarda pas à l’accompagner chez son père, en lui conseillant de la marier.
    Mais à dix ans, Hassiba n’était pas mûre pour le mariage.
    Cela n’empêcha pas son père de placer Hassiba sous la tutelle d’un sexagénaire déjà marié à une fille de vingt ans. Il attendra des années, avant que Hassiba n’atteigne l’âge adulte et que soit célébré le mariage.
    Mais c’était mal connaître Hassiba. Quelques années plus tard, elle s’enfuit chez une amie de la famille prénommée Khmissa. Elle lui raconta sa mésaventure, et après quelque temps passé chez elle, la bonne dame l’envoya à Sfax. Sur les recommandations de Mme Khmissa, Hassiba contacta une dame bien introduite dans les milieux du théâtre. Elle accueillit Hassiba à bras ouverts et la présenta au directeur d’une troupe théâtrale. Après un test fort concluant, Hassiba Rochdy fut admise au sein de la troupe.
    Le directeur mit à sa disposition une maison dont il paya le loyer. Il fit appel à un instituteur qui était un grand comédien, Tahar Bel Hadj, pour lui apprendre ses rôles. Bel Hadj était également le souffleur de la troupe.
    Quoique illettrée, Hassiba Rochdy apprenait convenablement ses rôles, et en même temps ceux de ses partenaires. Les dialogues étaient pourtant rédigés en arabe littéral.
    à suivre…..

  13. Hassiba Rochdy : la Tunisienne (de Mateur) qui a chanté en Amérique
    Un immense talent mateurois qui reste, hélas méconnu à Mateur même, aucune rue, aucun établissement scolaire, aucune institution culturelle ne portent le nom de Hassiba Rochdy, la star d’origine mateuroise.
    C’est là un modeste travail de recherche à partir de documents de Am Tahar MELLIGI et d’autres, avec le seul but de rendre hommage à une grande dame qui a porté très hauts les couleurs de la culture sans jamais renoncer à sa région natale.
    Peut-être, qui sait verrons nous un jour la ville de Mateur rendre hommage à cette grande dame qui mérite le respect de tous et la reconnaissance de sa ville.( cet article sera publié sur le forum de Mateur en cinq épisodes)

    Hassiba Rochdy reste la première chanteuse tunisienne qui est parvenue à se faire une renommée en Egypte, elle est aussi la première vedette tunisienne à avoir joué le rôle principal dans pas moins de quatre films égyptiens.
    Elle tourna aux côtés de grands comédiens, comme Férid Chawky, Mohsen Sarhane, Husseïn Sedky, Istephane Rosty. Elle chanta dans son premier film Hob des tubes d’Ali Riahi et Hédi Jouini. Dans un autre film, elle interpréta une chanson en duo avec le grand ténor disparu, Mohamed Abdelmotalleb. Mieux encore, elle chanta sur les ondes de la radio cairote, après avoir été supervisée par Oum Kalthoum et Riadh Sombati, ces derniers composaient les membres du jury de nombreux concours de chansons à la radio de Caire.

    Qui est Hassiba Rochdy ?

    De son vrai nom Zohra Bent Ahmed Ben Haj Abdennebi, elle est née vers 1918 à Joumine, délégation de Mateur. Une région réputée pour ses ruines romaines. On appelait cette région dans l’antiquité Fej Erroumane.
    Son père possédait une terre dans cette région appelée Henchir Al Horra, qui réunissait les membres de sa famille, les trois frères Bahri, Kilani et Sassi. Ils étaient tous cultivateurs, le père de Hassiba Rochdy s’est marié huit fois. La mère de Hassiba était sa dernière épouse. Il possédait beaucoup de terres. Un colon français, vivant dans la région, dénommé Pétain, le dépouilla d’un terrain «Henchir Tassa». Lorsque le père porta plainte contre lui, la justice française ordonna d’emprisonner le père de Hassiba pour un an !
    A sa sortie de prison, le père fut contraint de vendre tous ses biens pour s’installer finalement à Mateur.

    Chez nanati
    Durant son enfance passée à Mateur, Hassiba Rochdy avait appris les chansons bédouines en compagnie des petites filles de son quartier. A la maison, sa mère lui apprit à faire le ménage et la cuisine, elle avait sept ans lorsque sa mère l’envoya à Dar El Maâlma, une maison tenue par une voisine qui enseignait aux jeunes filles, qui n’allaient pas à l’école, l’art de la couture et de la broderie, les filles appelaient cette dame Nanati.
    Rares sont les filles qui fréquentaient l’école en ce temps de sombre colonialisme.

    Ratiba et Bahia
    Naguère, les cérémonies de mariage se déroulaient dans les vieilles maisons. La mariée s’installait sur un grand fauteuil dans la cour de la maison, en présence de ses proches et invités. Les dames chantaient durant ces cérémonies de vieux airs, comme Bellah ya Ahmed ya khouya.
    Dans la région de Mateur, les habitants organisaient des concerts publics dont les recettes étaient réservées aux pauvres. Ces concerts se tenaient dans une place publique. Les hommes étaient placés en face de l’orchestre, les femmes s’installaient sur les terrasses avoisinantes pour suivre le spectacle.
    Parmi les artistes, il y avait deux chanteuses juives très réputées à l’époque : Ratiba et Bahia Chamia. Enfant, Hassiba les a vu chanter et appris à fredonner leurs chansons. Parmi les célèbres chansons de cette époque : Ma zelt khadra ou rabii mnaouar, Saât ya qalbi qlil dbara,

  14. Saliha, 1914 -1958
    ( La grande SALIHA a vécu à MATEUR )

    Saliha, de son vrai nom Salouha Ben Ibrahim Ben Abdelhafidh est née en 1914 à Nebeur (gouvernorat du Kef) et décédée le 26 novembre 1958 à Tunis. Artiste passionnée et authentique, elle demeure à travers ses chansons attachée à son terroir et à ses origines campagnardes2.
    La recherche d’un travail oblige son père Ibrahim, originaire de Souk-Ahras en Algérie, et sa mère à quitter leur région pour Mateur avant de gagner la capitale Tunis. Saliha sa sœur aînée Eljia sont alors placées comme filles au pair dans une famille bourgeoise. La mort subite de ses deux jeunes frères et le divorce de ses parents sont des épreuves difficiles pour elle. Alors que sa sœur aînée suit son père, Saliha préfère rester avec sa mère. Lorsqu’on la marie très jeune, elle pense se reconstruire et se stabiliser en fondant une famille mais son couple vole en éclats malgré trois maternités dont une seule fille survivra.

  15. Un jeune talent mateurois s’est illustré récemment, il s’agit du comédien Kamel KAABI. Voici l’article que lui a consacré le journal « EL HOURIA » en date du 01 avril 2009
    بدار الثقافة ابن رشيق
    أحلام وطموحات بأسلوب كوميدي

    كوميديا سوداء تجسدت على ركح قاعة الفن الرابع بدار الثقافة ابن رشيق من خلال عرض لمسرحية «زوالي يأكل بعينيه» للمسرحي كمال الكعبي.
    ورغم الحضور المحدود الذي واكب العرض إلا أن بطل مسرحية الوان مان شو تمكن من شد الجمهور والتفاعل معه ومتابعة مختلف مراحل تطور الأحداث الى نهايتها.
    هي قصة حياة بين الحلم واليقظة، شعارها الطموح المتواصل رغم الصعوبات، فبطل المسرحية شاب لم يسيطر عليه اليأس والتراجع بل واصل مغامراته بأسلوب فكاهي مرح، تجسد على الركح فغطى مظاهر الألم بمشاهد كوميدية وتصورات فنية طغت على أغلب مراحل المسرحية.
    ما ميز بطل المسرحية وما جلب الانتباه اليه، اعتماده على عناصر متكاملة ساهمت بشكل كبير في إضفاء مظاهر الجودة على مستوى الاداء المسرحي.
    فقد أتقن الحركة الجسدية التي بدا بارعا فيها من خلال ممارسته الجلية لإحدى الرياضات الدفاعية التي مكنته من تطويع جسده في مشاهد بهلوانية موظفة وأخرى دعمت النص وزادته عمقا عبر التورية.

    التجربة لا تولد من عدم

    بدا بطل المسرحية متمكنا من تجربة مسرحية هامة لخصها في أول «وان مان شو» في رصيده بعد تجارب عديدة في مسرحيات جماعية مع عديد الفرق، لأن المتأمل في سيرته الذاتية يلحظ بشكل جيد الكم الهائل من التربصات في الداخل والخارج والمشاركات المختلفة في العروض المسرحية.
    فالتجربة المسرحية لا تولد من العدم والقدرة على الاداء والتصور الركحي يتطلبان رصيدا هاما من المعرفة، من الاحتكاك بالمسرحيين، من الفرجة ومواكبة كل المستجدات في المجال المسرحي.
    هذا إضافة الى أن المسرحية لم تكن مجرد سرد للأحداث بل حاملة لمشاهد نقدية ساخرة شملت هواة المسرح والباحثين عن العمل، وإدارة المهرجانات عبر الجهات.

    قصة حب مضاعفة

    كانت مشاهد هزلية ومواقف كوميدية جملت الفكرة وأضفت عليها بعدا رمزيا، وجلب إليها انتباه المتفرج.
    كما أن الكعبي عبر أيضا خلال العرض عن قصة حب لا للمسرح فقط بل أيضا للمرأة التي قبلت أن يقيم حفل زفافها في أحد المهرجانات صحبة فرقة موسيقية لم تتمكن من الوصول الى الركح، إلا أنها وفي آخر لحظة رفضت الزواج وأغلقت الهاتف الجوال ليضطر البطل الى إنقاذ المهرجان عبر اتمام سهرة العرض صحبة دمية (عروسة)، حيث تتجسد قمة المأساة في أجواء إيقاعية واحتفالية ختمت المسرحية.
    أما الشخصيات التي تناولها المسرحي كمال الكعبي فهي متعددة، إضافة الى قدرته على الوصف التجسيدي للشخصيات عبر الحركات، ضمن ديكور بسيط تحرك بين أرجائه الممثل وغير من ملامح وأزياء الشخصية حسب ما تتطلبه مراحل المسرحية.
    وإن كانت الموسيقى والمؤثرات الصوتية قد خدمت المسرحية في تجسيدها للفكرة، إلا أنها تبقى في حاجة الى مزيد مواكبة خصوصية كل موقف لدورها الفاعل في تعميق الموقف إن كان كوميديا أو دراميا.
    وما يمكن ملاحظته أيضا التنقل السريع بين المواضيع والافكار الذي مثل قطعا بين المراحل أحيانا مما يؤكد ضرورة العمل على إتقان الفواصل والروابط بين فكرة وأخرى

  16. je crois au changement .il vient, il doit venir ,c’est une necessité historique .mais quel changement? si on ne l’oriente pas vers le bien-être de l’humanité,il va dégénérer par défaut .Cela s’applique à notre ville,mateur,.Il y a des choses qui ont disparu,d’autres qui sont nées intentionellement et inintentionellement
    sur le plan économique,social,culturel,religieux et politique.la liste des changements,negatifs ou positifs,est trop longue pour l’inclure ici .Bréf,il faut tenir cette métamorphose par les rénnes avant qu’elle ne nous écrase .reste le comment???????

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